Photo VDN

Le bras roulé fut ma spécialité , (J’étais jeune à cette époque...)

Retour page d'accueil

ou publications

J'ai pratiqué le basket ball à un bon niveau ce qui m'a permis de planter mes racines dans le village de Thumeries ou je jouais au basket depuis 1971

L'équipe de l'avant garde de Thumeries a évolué en Nationale II de1969 à 1974. Puis en Nationale III et Nationale IV de 1974 à 1977.

Si l'histoire du club vous intéresse, si vous avez joué contre nous, alors un petit message pour reprendre contact.

Vous trouverez aussi ci-dessous une photo de l'équipe en 74/75 avec Georges Lagache, Jean Victor Denneulin Armand Dubois, Jean Pierre Wilmot, Michel Dubois, Maurice Demeulemester, Armand Masquelez et au premier rang : Maurice Vanacker, Jean claude Collérie, Michel Chère, Jean Marc Mortelette, Patrick Dauphin

AGT nat 3

 

 

L’AGT n°3 : l’aventure du Basket

 

I. La Montée

Le basket thumerisien évoluait jusque 1950,comme nous l’avons vu précédemment, en « excellence Flandres » sous la direction d’Adrien Chère. Mais suite à une mutation professionnelle Adrien va quitter la direction de l’AGT pour rejoindre Douai. La direction va être désormais assurée par Marcel Dessenne, joueur vedette du basket qui était aussi moniteur de sports aux houillères. Homme polyvalent, Marcel est alors basketteur, mais aussi joueur classé au tennis et a précédemment exercé ses compétences au hand-ball dans les carabiniers de Billy-Montigny.  Depuis quelques années il entraîne les jeunes basketteurs de Thumeries qui sont champions des Flandres minimes en 1952. Ce sont Dassonneville, Deleheede, Foutrain, Delaine, Bigotte et Milleville. Désormais détaché par Béghin aux services de l’AGT, Marcel consacre toute son activité aux entraînements de la gymnastique et du basket et à la gestion de l’AGT et aux camps de vacances de l’usine. Recruté en plus par la municipalité pour animer l’éducation physique dans les écoles il est vraiment placé aux premières loges pour repérer et faire croître les talents naissants.

S’appuyant sur les jeunes qu’il intègre aux anciens, profitant des nouvelles installations dont la salle des sports (voir notre article précédant) Dessenne va engager la progression de l’AGT basket. Jugez plutôt :

En 1958 l’AGT remporte la coupe de France UFOLEP à Nice.

 Et atteint en même temps le stade des 8ème de finales en FFBB. Notons que ces années là l’équipe de l’AGT a la particularité de présenter 5 frères, les frères Lagache et que pendant la trêve hivernale ils prennent l’habitude de présenter une confrontation serrée entre les frères Lagache et le reste de l’équipe au profit du Noël des déshérités.

A la fin de la saison 59/60 l’équipe première accède à l’excellence nationale où elle sera affrontée à des clubs prestigieux comme Graffenstaden, Nilvange, Marly, Denain ou l’US Tourcoing dans lesquels évoluent des vedettes comme Haudegond, Siatek ou le réputé Jean Degros.

La photo ci contre montre Dessenne aux prises au rude Siatek de Tourcoing !

L’expérience est rude, les défaites fréquentes et à la fin de la saison c’est la descente indiscutable. Mais l’équipe a acquis de l’expérience et une folle envie de remonter.

La poule portera des noms différents : honneur national, excellence nationale ou fédérale. Notre équipe joue toujours les hauts de tableau, témoin cet extrait du journal Nord littoral avant une confrontation avec Calais.

Titre « les bombardiers de Thumeries »

Voici les extraits : M Dessenne toujours jeune qui marque 20 à 30 points par match, A. Bigotte un redoutable scoreur, les frères Lagache, René un ailier massif, Raymond un défenseur robuste, Rybzinski modèle de basketteur de poche, véritable feu follet, Florval et Chère des remplaçants modèles. Le match se joue à l’extérieur avec un résultat sans appel 67-48.

Les saisons qui suivent Thumeries finit chaque fois 2ème ou 3ème échouant toujours de peu pour la remontée. Finalement l’objectif sera atteint en 69/70 après une saison remarquable avec une seule défaite d’un point (65-64 à Arras) sur 18 rencontres. A la réception de fin de saison M De Nervo, président en exercice de L’AGT félicite les joueurs et leur pose la question cruciale : acceptez vous de monter, de vous imposer de longs déplacements et des entraînements plus soutenus. La réponse qu’ils firent alors enclencha une époque glorieuse, celle des années de nationale.

 

II. Les années de Nationale.

La saison 70/71 propose à notre équipe comme adversaires les clubs de Nilvange, Nancy, Neuilly, Mulhouse, Graffenstaden, Sochaux, Joeuf, La police de Paris et le PUC. Thumeries finit 6ème. Las en 1971 voit le décès de M De Nervo et son remplacement par M Marbot.

En 71/72 Marcel Dessenne obtient le retour à Thumeries de Michel Dubois formé au club qui avait fait des prouesses à Berck (champion de nationale II) et de JV Denneulin thumerisien qui jouait en division universitaire. Dans la foulée celui ci amène un de ses amis J C Collérie de retour de Nouvelle Calédonie pour son service militaire. Avec le reste de l’équipe (Demeulemester, Chère, Labre, Leclercq) le redressement de fin de saison permet de finir 5ème ( cf la photo de la réception de fin de saison ) alors que les adversaires se nomment Vitré, Rennes, Cabourg, Brest, Montivilliers, Neuilly, Boulogne et Oignies nos voisins.

En 72/73 la FFBB annonce une restructuration des championnats nationaux pour l’année prochaine : il n’y aura plus que deux poules de Nationale II au lieu de quatre, six équipes par poule descendront. Ici encore une bonne fin de saison et notre équipe termine 5ème et reste en N II alors qu’elle perd en cours de route les services de M Dessenne réintégré dans les services de l’usine.

L’année suivante les entraînements sont assurés par les joueurs professeurs d’EPS et l’équipe est managée par le dévoué G Lagache.  Les déplacements sont longs (Bordeaux, Nantes) et périlleux car beaucoup de clubs se sont offerts les services des premiers professionnels de la N II, américains, tchèques ou polonais. La photo ci contre extraite de l’historique du club de Cholet montre la supériorité physique des étrangers, ici Tyrel et l’impuissance de nos joueurs (Collérie, Michel et Armand Dubois) bien que Demeulemester et M. Dubois émargent au classement des quinze meilleurs marqueurs de la Nationale II. La presse cependant ne manque pas de titres élogieux pour décrire cette impuissance :

 

Thumeries, dépassé par Cholet 132-90 ;

rien à faire contre les grands d’Asnières :

la taille de Valenciennes l’emporte sur la hargne de Thumeries,

 les américains du stade viennent à bout de Thumeries etc…etc…

Bref, c’est la descente

L’année 74-75 un nouvel entraîneur reprend les rennes. Il s’agit d’Armand Masquelez qui amène avec lui quelques jeunes comme Donchez, Bécu, Guilbert, Willemot, Dauphin auréolés des titres de champions de Flandres cadets puis juniors. Avec ces renforts et les anciens tout paraît plus simple en nationale III au point d’aller battre les candidats à la remontée chez eux à Cabourg. L’AGT finit la saison 3ème  et fait de même l’année suivante

En 76/77 deux joueurs majeurs quittent le club, Michel Chère et Maurice Demeulemester. L’équipe perd en expérience, l’américanisation gagne maintenant la Nationale III. Vous ajoutez un peu de malchance et la peur de mal faire et voilà le résultat : sept matches perdus d’un point dans la même saison et c’est la descente en Nationale IV.

Cette fois la descente est plus dure à supporter. Michel Dubois décide de rejoindre un club plus ambitieux, Mons en Baroeul. L’apport de J M Kostek venu de Charleville ne suffira pas à enrayer la chute en juin 78.

III. Les années de régionale

En 79/80 la dégringolade n’est pas finie puisque l’AGT descend en promotion régionale. Le nouveau président Pierre Dumont tente de remobiliser les troupes. Il demande à JC Collérie joueur d’assurer l’entraînement avec Henri Jastrzab manageur. Les temps sont durs, les joueurs peu assidus à l’entraînement mais la dégringolade s’arrête.

En 82/83 J M Foutry ex Monsois dirige l’équipe renforcée par Robert Lespagnol un thumerisien de retour de Sochaux. En 84 l’équipe remonte en région pour un an seulement

Les ambitions reviennent dans les années 90. L’objectif est de nouveau la nationale. Quatre entraîneurs s’y attacheront : deux issus du club, d’abord le regretté Michel Dessenne puis F Banzet un templeuvois attiré par notre club. Ensuite, règlement oblige, deux entraîneurs diplômés, Frank Hénoc et Christian Bielawski. Avec leur talent et le recrutement de joueurs grands, athlétiques, et adroits l’équipe joue toujours les premiers rôles. Il manque chaque fois un rien pour que l’objectif ne se réalise. Une contre performance en poule finale fait avorter le projet d’une année !

Une première étape est franchie en 2000 en accèdant à la nouvelle division de « pré-nationale » , sorte de nationale IV !

Las, il n’y a plus beaucoup de joueurs thumerisiens dans l’équipe fanion ni beaucoup de supporters dans les tribunes. Le chant des sirènes des clubs plus huppés ou plus prestigieux finit par faire muter beaucoup des joueurs majeurs. Malgré les efforts des supporters emmenés par J Dumont les défections s’accumulent si bien qu’en 2002 l’invraisemblable se produit, le forfait général de l’équipe I A.

L’équipe vedette disparaît  mais le fanion est repris par l’ancienne réserve au niveau départemental. C’est la fin d’une aventure de cinquante ans pour le club mais le début, nous l’espérons, d’une autre aventure pour les jeunes qui suivront.

Par ailleurs même si nous n’en avons pas parlé faute de documentation sérieuse une section féminine fonctionne depuis de nombreuses années au sein de l’avant garde basket.